Alexander Lendrum

Editorial curator, born and raised in Hong Kong.

Jean-Michel Basquiat, activiste politique 30 ans avant #BlackLivesMatter

Le nom de l’artiste légendaire Jean-Michel Basquiat évoque différentes choses selon qui l’évoque. Dans la petite sphère de la street culture, il est synonyme du cool et du trendy. Pour d’autres, Basquiat est surtout LA personne qui a su s’entourer des meilleurs artistes de son temps, tels qu’Andy Warhol, et est même sorti avec Madonna. D’autres, plus familiers avec le travail de l’artiste, en sont même devenus fans (tels queJay Z), de l’approche iconoclaste du peintre qui révolutionna le monde de l’art dans les années 70/80, avec des pièces mettant en question les domaines de la corruption politique et des inégalités.

Avec l’aide de professeurs, de spécialistes de l’histoire de l’art, de curators, elle fonda le Basquiat Defacement : The Project, qui explore la profondeur des pièces de l’artiste et les leçons que notre société contemporaine peut tirer de ce témoignage unique.

J’en veux pour exemple cette pièce devenue classique, peinte par l’artiste suite aux violences subit par Michael Jerome Stewart, graffiti artiste afro-américain qui fût battu et laissé pour mort par des policiers new yorkais, alors qu’il peignait dans le métro First Avenue. Après avoir été plongé dans un comas de 13 jours, le jeune homme de 25 ans succomba à ses blessures le 28 septembre 1983. Intitulée Defacement (The Death of Michael Stewart), l’oeuvre de Basquiat retrouve sa place dans l’actualité contemporaine suite au travail de l’activiste Chaédria LaBouvier. « Jean-Michel a été dévasté d’apprendre ce qu’il s’était passé dans les infos du soir, et il s’est immédiatement rendu dans le studio de Keith Haring pour y peindre ce mural dans un coin de la pièce », raconte-t-elle au magazine Dazed Digital.

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LaBouvier est également fan de l’artiste, tout comme Jay Z, et fascinée par les oeuvres d’art laissées derrière lui par Basquiat. A tel point que la jeune femme fit de cette passion une carrière ; avec l’aide de professeurs, de spécialistes de l’histoire de l’art, de curators, elle fonda le Basquiat Defacement: The Project, qui explore la profondeur des pièces de l’artiste et les leçons que notre société contemporaine peut tirer de ce témoignage unique. Prenez le temps de vous rendre sur le site Internet officiel du Basquiat Defacement Project, ainsi que sur le site Mothers Against Police Brutality, campagne lancée par LaBouvier en 2013, avant la création du mouvement #BLM.

Alexander Lendrum

Editorial curator, born and raised in Hong Kong.